J’ai plagié = bac refusé

Eloyse Meunier s’est vu refuser son diplôme du baccalauréat professionnel SAPAT (services aux personnes et aux territoires) à cause de parties importantes copiées dans un de ses rapports écrits. La fraude a été découverte car les correcteurs ont remarqué que le niveau d’expression et de qualité rédactionnelle était d’un niveau trop élevé.  De plus, lors de son oral, les soupçons des correcteurs ont été confirmés par la méconnaissance d’Eloyse sur le sujet présenté.

Eloyse quant à elle, a très mal pris les accusations et se défend « Je veux bien à la rigueur qu’on m’accuse de fraude, mais qu’on ne vienne pas nous dire que nous ne sommes pas capables de nous exprimer. »

Pourtant, ce rapport avait été corrigé par plusieurs professeurs, et aucun n’avait averti Eloyse du contenu plagié.

« Peut-être que je n’y ai pas mis mes mots, mais je n’allais pas inventer l’historique, ni le projet d’établissement. J’ai cité mes sources, les décrets, chartes et autres références. Je ne vois pas ce qui ne leur convient pas. »

Aujourd’hui, Eloyse a envoyé tous les documents à sa disposition pour prouver que son rapport avait bien été corrigé au préalable, et qu’aucune remarque ne lui avait été faite par rapport au plagiat.

Une sensibilisation antérieure au plagiat, à la fois pour les élèves et les étudiants mais aussi pour les équipes pédagogiques, aurait permis d’éviter cette histoire.

Eloyse face au plagiat

 

Le plagiat a changé sa vie

Un professionnel d’IGN récupère le travail d’un amateur en le plagiant. En effet, son avis sur la vidéo du jeu « Dead Cells »  reprenait à l’identique l’avis d’un critique amateur et youtubeur : Deadite. Lecteur assidu du site IGN, il se rend compte de la supercherie et réalise une vidéo pour demander des conseils sur la démarche à suivre. Et là tout s’accélère, le journal Forbes et la chaine de télévision BBC s’empare de l’affaire et recueille son témoignage :

« […] vous pouvez imaginer ma surprise lorsque j’ai consulté leur dernier test et que j’ai commencé à ressentir ma propre construction de texte et mon propre fil de pensée, qui ont été utilisées tout le long de la critique.

Pour l’instant, je n’ai pas été contacté par IGN mais j’aimerais être cité, collaborer avec eux et recevoir une compensation des revenus qu’ils ont générés avec leur test écrit et vidéo.

Pour ce qui est de Filip, cela constituait son premier vidéo-test pour IGN et il est compréhensible de chercher à s’accaparer l’expérience de quelqu’un qui a fait moult critiques par le passé, mais cela n’aurait pas dû être répliqué de cette manière. »

Suite à cette affaire, le rédacteur Filip Miucin a été licencié. Pour « Deadite », l’histoire se termine bien : la notoriété de sa chaîne Youtube a explosé en passant de quasiment 20 000 abonnés à plus de 80 000 aujourd’hui.

Sera-t-il le prochain rédacteur chez IGN ?

Success story d’un plagié

 

Les dérives people

Chris (anciennement nommée Christine and the Queens) est accusée de plagiat sur les réseaux sociaux pour sa chanson « Damn dis-moi », le premier titre de son nouvel album.

Elle s’explique : «Je n’ai pas plagié,  j’ai samplé une boucle libre de droits, sur laquelle j’ai ajouté des paroles, la mélodie de chant, les arrangements»

L’extrait utilisé est distribué gratuitement par Apple dans un catalogue libre d’accès et sans restriction. Le risque était calculé et selon elle :

«Je n’ai eu aucun souci à le faire et je le referai bien volontiers si une autre chanson le justifie»

Les accusations de plagiat dans le monde musical sont fréquentes. Actuellement, Ed Sheeran, Rihanna et Usher sont aussi confrontés à ce problème.
Chris se défend face aux accusations de plagiat